LE SILENCE

LE SILENCE

LE SILENCE 4820 3084 Danielle Brault

Le Silence ! Le Vide ! Et pourtant si plein ! La plénitude ne peut pas exister sans le vide et le son sans le silence et vice-versa.

Le silence éveille souvent la peur, il réveille en nous l’angoisse du néant, de ce qui n’existe pas, de l’inconnu. Il existe, mais sans forme connue. Il nous met face à nous-mêmes sans protection aucune. Il propose une façon totalement nouvelle de nous mettre en contact avec soi, avec les autres. C’est le contact de l’Être, c’est le contact de l’Âme, c’est le contact du Cœur. Peu d’entre nous avons eu de modèles de cette communication profonde où le vide devient plein, où la mort et la vie ne font qu’un et où la peur n’existe plus.

« La parole est d’argent mais le silence est d’or ». C’est vrai que les mots sont importants, qu’il est essentiel de bien les choisir car, ils peuvent autant rassurer, aimer que blesser. La parole est la place où le silence s’installe entre chaque mot, où le plein se vide. Et de son côté, le silence est la place où les mots prennent forme, où le vide se remplit et il a un impact aussi important que les mots, sur soi comme sur les autres.

Comme le dit si bien Eckhart Tolle dans son livre « Le pouvoir du moment présent » :

« (…) Seul le silence permet au son d’exister. Il fait intrinsèquement partie de chaque son, de chaque note de musique, de chaque chanson, de chaque mot, et ce, de façon non manifeste. Dans ce monde, le non-manifeste est présent sous la forme de silence. C’est pour cette raison que l’on dit depuis toujours que rien dans ce monde ne ressemble plus à Dieu que le silence. Tout ce que vous avez à faire, c’est y prêter attention. Même au cours d’une conversation, prenez conscience des intervalles entre les mots, des brefs instants silencieux entre les phrases. Quand vous faites cela, la dimension de l’immobilité prend de l’ampleur en vous.
(…) Tout comme il est impossible qu’un son quelconque soit sans le silence, rien ne peut exister sans le néant, sans l’espace vide permettant à toute chose d’être ».

LE MIROIR

Réfléchir qui nous sommes vers l’extérieur, cela se fait sans trop y penser. Mais quand vient le temps de se réfléchir soi-même, nous prenons souvent la fuite à vitesse grand V.

  • Que faisons-nous devant un miroir ?
  • Nous nous y retrouvons tous les jours, mais nous regardons-nous vraiment ?
  • Prenons-nous le temps de voir, de se réfléchir véritablement ?
  • Que voyons-nous d’abord ?

Nos défauts physiques, l’imperfection de notre visage, de notre corps prennent-ils le dessus sur toute la qualité et la beauté qu’incontestablement nous sommes.

Les valeurs véhiculées dans la société quant à la beauté, à ce que nous devrions refléter est une grande illusion assez invraisemblable. Pourtant nous y croyons et nous nous jugeons tellement sévèrement qu’il nous est souvent difficile de nous regarder dans la glace avec amour.

En plus du rejet de notre physique, nous avons souvent peur de voir notre âme dans un miroir. Cela fait partie du quotidien de se rejeter ou tout simplement de s’ignorer plutôt que de prendre le temps de se regarder en face pour s’aimer, voir la beauté que nous sommes autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est si facile de s’éviter et rester dans l’ombre plutôt que de se trouver pour mieux rayonner.

Prenons le miroir comme instrument servant à entrer en relation avec nous-mêmes et, enfin, nous voir tels que nous sommes dans notre beauté, notre perfection d’être tant dans le corps, l’esprit que dans l’âme. Nous sommes un cadeau de la nature ! Regardons-nous dans la glace, car il est temps que nous déballions ledit cadeau et l’admirions en toute gratitude devant sa grandeur et sa splendeur.

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